5 juillet 2006 : coupe du monde : la France en finale.

5 juillet 2006 : coupe du monde : la France en finale.
"On est en finale, on est en finale, on est, on est, on est en finale !" Huit ans après l'improbable doublé de Lilian Thuram face à la Croatie qui avait qualifié la France pour la première finale de Coupe du monde de son histoire, le slogan, que l'on croyait rangé au rayon des bons souvenirs pour un bout de temps, était de retour dans toutes les bouches mercredi soir au moment où l'arbitre uruguayen M. Larrionda a délivré les 25 millions de supporters des Bleus rivés devant leur petit écran.

Un record toutes catégories pour TF1 qui, avec 22.199.760 de personnes devant leur téléviseur au coup d'envoi de France-Portugal (pour une part d'audience 76,7%) et 25 millions au coup de sifflet final, enregistre la meilleure audience de l'histoire, depuis que les mesures existent en 1989, devant la finale de l'Euro 2000 (21,4 millions) et celle de la Coupe du Monde 1998 (20,6 millions). Les dirigeants de la première chaîne se frottent bien évidemment les mains, eux qui ont misé 100 millions d'euros (à pertes) pour couvrir ce Mondial allemand, avec des écrans publicitaires sans doute records dimanche pour la finale France-Italie (on parle de 250.000 euros les 30 secondes !).

Autant dire que jusqu'à dimanche, le désormais tubesque "Zidane il va marquer", qui encadre les spots publicitaire de la chaîne, va résonner au quatre coins de l'Hexagone, comme mercredi soir où les 500.000 personnes descendues dans les rues de Paris n'ont cessé de chanter à la gloire du capitaine de l'équipe de France, buteur décisif face au Portugal. Une équipe lusitanienne gentiment chambrée ("Et il sont où, et ils sont où, et ils sont où les Portugais ? A casa, a casa, a casa !"), elle qui a fait passer de grosses frayeurs à tous les supporters bleus.

La presse dithyrambique

Venus de tous les coins de la capitale, notamment des stades de Charléty et de Jean-Bouin ou du Parc des princes, où la rencontre était diffusée sur des écrans géants, les Parisiens se sont remis à faire la fête, comme aux plus belles heures de 98. Maillots et drapeaux bleus sont ressortis des placards pour une célébration qui a duré une bonne partie de la nuit, avec malheureusement comme d'habitude son cortège d'incidents. La préfecture de police de Paris, qui avait déployé 2000 membres des forces de l'ordre, a annoncé ce jeudi que ces dernières avaient procédé à 189 interpellations, principalement pour vols, violences, dégradations et ivresse publique, 117 personnes ayant été placées en garde à vue. Elle déplorait en outre le décès d'un jeune homme, tombé à la station Opéra du toit d'une rame de métro sur lequel il était monté. Un cas malheureusement pas isolé, puisqu'un bachelier a disparu dans la Saône à la suite d'un pari et qu'un jeune homme de 24 ans est décédé à Montpellier, victime d'un coup de couteau.

Partout en France, la qualification des troupes de Raymond Domenech a été fêtée, de la Martinique, qui s'est arrêtée de vivre pendant le match, à Marseille, où le Vieux Port a vite été saturé, en passant par la Grand-Place à Lille, la place Bellecour à Lyon, celles de la Comédie et du Capitole à Montpellier et Toulouse, et bien sûr Boulogne-sur-Mer, «patrie» de Franck Ribéry. Ce dernier est devenu en l'espace de six matches la nouvelle coqueluche des fans des Bleus, juste derrière celui qui rallie tous les suffrages, Zinédine Zidane, les "Zizou, Zizou !" étant les slogans les plus entendus dans les rues parisiennes.

Et jeudi matin, les titres de la presse nationale et régionale se faisait l'écho du sentiment de fierté qui s'est emparée de l'Hexagone. "Le but de leur vie" pour L'Equipe, "Fabuleux !" pour Le Parisien, "Les Bleus sont là !" pour Ouest-France, "On y est !" pour La Provence et France Soir, "Ces Bleus-là sont incroyables" pour La Voix du Nord, tandis que Libération prend rendez-vous en titrant "Dimanche à Berlin". Car cette liesse, les Français rêvent de la prolonger dimanche soir à l'occasion de la finale face à l'Italie, tout dernier match de la carrière du capitaine des Bleus qui aura sans doute le droit à sa statue en cas de deuxième titre de champion du monde de l'équipe de France. Et il la mérite!

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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 07:14

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 11:28

4 juillet 2006 : tour de France : kessler gagne, valverde abandonne et boonen prend le maillot jaune.

4 juillet 2006 : tour de France : kessler gagne, valverde abandonne et boonen prend le maillot jaune.
Au milieu d'une foule énorme, l'Allemand Matthias Kessler a enlevé mardi la 3e étape du Tour de France cycliste, marquée par l'abandon de l'Espagnol Alejandro Valverde avant l'arrivée à Valkenburg.

Le champion du monde, le Belge Tom Boonen (Quick Step), a revêtu le maillot jaune de leader après cette étape de 216,5 kilomètres, fertile en rebondissements dans le final.

Kessler s'est dégagé en force dans le Cauberg, la côte précédant de 2 kilomètres l'arrivée. Il a préservé 5 secondes d'avance sur les premiers poursuivants, réglés par son coéquipier australien Michael Rogers.

Le coureur de l'équipe T-Mobile a symbolisé la réaction de la formation allemande, décapitée par l'exclusion de trois de ses éléments, le directeur sportif Rudy Pevenage, l'Espagnol Oscar Sevilla et surtout le leader allemand Jan Ullrich avant le départ à cause de l'affaire de dopage en Espagne.

"On a été choqué", a déclaré Kessler. "D'un autre côté, on est des professionnels. Il faut lever la tête et regarder devant. On le doit, à l'équipe, au sponsor et surtout au public."

Par le jeu des bonifications, Rogers a accédé à la deuxième place du classement général, à 1 seconde seulement de Boonen, qui aura la joie de porter, comme il l'espérait, le maillot jaune dans la traversée de son pays au cours de la prochaine étape.

Boonen (25 ans), quatrième de l'étape derrière l'Italien Daniele Bennati, a bénéficié d'un léger recul du Norvégien Thor Hushovd, qui a cédé 12 secondes au premier peloton à l'arrivée.

Le champion du monde, le phénomène de son époque, n'avait encore jamais porté le maillot jaune symbolique du Tour de France.

"Je voulais surtout gagner l'étape, le maillot jaune aurait suivi automatiquement", a déclaré Boonen, satisfait cependant de l'opération qui se double de la prise de pouvoir au classement par points (maillot vert).

Boonen a été plus heureux que son suivant du dernier Championnat du monde, Valverde, qui était l'un des favoris pour la victoire finale.

Le Murcian a chuté pour sa part à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. Selon le premier diagnostic médical, il souffre d'une fracture de la clavicule droite.

Le vainqueur des classiques ardennaises au printemps dernier (Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège) a donc abandonné prématurément, tout comme l'année passée quand il avait dû interrompre son premier Tour de France sur la route de Montpellier à cause d'un genou douloureux.

Avant ce final émaillé d'incidents, une échappée lancée à l'instigation de l'Allemand Jens Voigt, rejoint par Christophe Laurent et Jérôme Pineau (nouveau porteur du maillot à pois du meilleur grimpeur), l'Espagnol José Luis Arrieta et le Vénézuélien Unai Etxebarria, a ouvert la course jusqu'à l'entrée aux Pays-Bas.

Dans le final, Arrieta a contré une attaque de Laurent, le seul Lozérien du peloton, pour tenter seul sa chance à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. Mais l'Espagnol a buté sur le Cauberg, la côte où est jugée l'arrivée de l'Amstel Gold Race.

Arrieta (35 ans), équipier de Miguel Indurain à ses débuts, a été rejoint dans cette courte ascension, au milieu d'un public immense et parfois dangereux.

Sandy Casar, touché par un spectateur qui voulait apparemment prendre une photo, a été blessé dans le final. L'Australien Stuart O'Grady s'était retrouvé à terre quelques instants plus tôt.

L'Américain Fred Rodriguez et le Néerlandais Erik Dekker, pris dans une même chute, ont abandonné pour leur part à quelque 55 kilomètres de l'arrivée.

Kessler, 27 ans, s'est imposé pour la première fois dans le Tour. Il a superbement réagi au lendemain de sa déception à l'arrivée d'Esch-sur-Alzette. Le coureur de Nuremberg, l'un des bons copains d'Ullrich, avait été repris à moins de 300 mètres de la ligne.

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# Posté le mardi 04 juillet 2006 14:57

3 juillet 2006 : tour de France : victoire d'étape pour robbie Mc ewen et Thor Hushovd en jaune.

3 juillet 2006 : tour de France : victoire d'étape pour robbie Mc ewen et Thor Hushovd en jaune.
L'Australien Robbie McEwen s'est adjugé au sprint la deuxième étape du Tour de France cycliste, lundi, à Esch-sur-Alzette (Luxembourg) où le Norvégien Thor Hushovd a récupéré le maillot jaune.

McEwen a devancé nettement le champion du monde belge Tom Boonen et Hushovd retardé par un incident. Le Norvégien de l'équipe Crédit Agricole a eu la malchance de déchausser dans ce sprint royal après avoir touché la chaussure du futur vainqueur.

L'Espagnol Oscar Freire (3e) et l'Italien Daniele Bennati (4e), autres grands spécialistes, ont pris les accessits au terme des 228,5 kilomètres.

Une chute collective survenue à moins de 2 kilomètres de l'arrivée a scindé le peloton, sans conséquence pour le classement général.

McEwen, 34 ans, a remporté sa 9e victoire d'étape dans la Grande Boucle, dont il a déjà enlevé à deux reprises le classement par points (maillot vert). "Pour moi, le plus important dans le Tour est de gagner une étape. C'est après la première semaine que je regarde les points pour le maillot vert. Je vais essayer de gagner une autre étape, après je penserai à ce maillot pour lequel la compétition est très dure", a estimé McEwen, qui défend les couleurs de l'équipe belge Davitamon.

"On est allé voir les images du sprint après l'arrivée", a raconté l'Australien installé en Belgique. "Au début du sprint, O'Grady était devant avec Zabel. J'ai voulu passer aux 200 mètres, j'ai un peu dévié. J'ai repris la trajectoire droite et j'ai senti un truc contre mon pied. C'était la roue avant de Hushovd."

Le Norvégien, qui est âgé de 28 ans, a repris le maillot jaune par le biais des bonifications au lendemain de sa blessure dans le sprint de Strasbourg (hématome au bras droit). "J'ai gardé le moral, je me suis dit que j'avais gagné une étape (le prologue) et porté le maillot jaune. Aujourd'hui, j'ai pas mal souffert mais je suis arrivé à faire troisième", a déclaré Hushovd qui, après avoir vu les images TV, a absous McEwen de toute faute pour l'écart commis dans la dernière ligne droite.

"J'étais parti pour gagner mais, bon, j'ai le maillot jaune, je ne vais pas me plaindre. Je suis content. Maintenant, je vais tout faire pour garder ce maillot", a conclu celui qui est surnommé gentiment "Schwarzy" ou "le bûcheron" dans son équipe.

Dans cette étape courue sous la canicule, deux jeunes Espagnols, Aitor Hernandez (24 ans) et David De la Fuente (25 ans), sont partis à l'aventure dès le départ donné à Obernai pour mener une longue échappée. L'avantage du duo a très vite atteint les 10 minutes (Km 35), sensiblement le plafond admis par les équipes des sprinteurs. Hernandez a lâché prise à une quarantaine de kilomètres de l'arrivée et De la Fuente a gardé seul le commandement jusqu'aux 15 derniers kilomètres.

En tête du peloton, le Belge Tom Boonen et le Norvégien Thor Hushovd se sont disputés les secondes de bonification attribuées dans les sprints intermédiaires. A ce jeu, le champion du monde a pris le dessus (6 sec contre 4) sans pouvoir combler totalement son retard.

Dans le final, l'Allemand Fabian Wegmann, qui a dû laisser à De la Fuente son maillot de meilleur grimpeur, a tenté en vain sa chance avant l'entrée au Luxembourg. L'offensive de son compatriote Matthias Kessler, à 6 kilomètres de la ligne, s'est avéré beaucoup plus tranchante. Le coureur de T-Mobile a tenu bon jusqu'aux 300 derniers mètres avant d'être avalé par la tête du peloton et le spectaculaire déboulé des sprinteurs.

Le premier abandon du Tour 2006 a été enregistré avant le départ. L'Italien Danilo Di Luca, qui a dû se soigner aux antibiotiques pour traiter une infection urinaire, a préféré rentrer chez lui.


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# Posté le mardi 04 juillet 2006 07:44

2 juillet 2006 : tour de France : un français gagne mais Thor Hushovd perd tous.

2 juillet 2006 : tour de France : un français gagne mais Thor Hushovd perd tous.
Le Tour 2006 démarre fort ! Jimmy Casper s'est offert La victoire de sa carrière à Strasbourg lors de la 1e étape. Le sprinter français de l'équipe Cofidis a devancé McEwen et Zabel lors du sprint final. Hincapie endosse quant à lui le maillot jaune, au détriment d'Hushovd, qui a fini en sang !


Et Hushovd? Focalisés sur l'exploit de Casper, on avait perdu de vue le Norvégien. On le revit après l'arrivée, allongé sur le sol, le coude en sang. Une chute? Non. Un accrochage, à quelques encablures de la ligne, avec un spectateur ou une barrière, contre laquelle le vainqueur du prologue s'était retrouvé coincé. Dans l'affaire, il avait perdu gros, même si son maillot jaune n'était déjà plus que virtuel. Lors du dernier sprint bonifications, à 10 kilomètres du but, George Hincapie, opportuniste, s'était en effet octroyé deux précieuses secondes, suffisantes pour déloger Hushovd de la première place.

Le Scandinave n'avait d'autre choix que de finir dans les trois premiers à l'arrivée. Raté. Sur toute la ligne. Sale journée donc pour Hushovd, même s'il devrait pouvoir continuer, sa blessure n'inquiétant pas trop le Dr Porte. Rayonnant samedi, il espérait garder sa toison d'or au moins quelques jours. Ce week-end alsacien restera pour lui comme celui de toutes les surprises, les bonnes comme les mauvaises. Il a conquis le maillot samedi pour le perdre dimanche, soit tout l'inverse de ce qu'il avait prévu. Un paradoxe qui s'applique également par un effet de miroir à Hincapie. L'Américain avait rêvé d'une victoire dans le prologue. Battu pour moins d'une seconde, c'est en sprinter qu'il est allé châtier le sort contraire dimanche.


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# Posté le dimanche 02 juillet 2006 14:50

1 juillet 2006 : équipe de France : le rêve continu.

1 juillet 2006 : équipe de France : le rêve continu.
"Pas mal pour un mec de 72 ans...", plaisantait Willy Sagnol quand on lui demandait de commenter la performance de Zizou contre l'Espagne. On a connu en effet des pré-retraités en plus mauvais état. Car Zinédine Zidane a tout simplement été étincelant face au Brésil, en quart de finale de la Coupe du monde. Le Brésil, un adversaire qui inspire décidément celui qui a grandi à la Castellane. Après son historique doublé du 12 juillet 1998, Zizou a semblé retrouver une deuxième jeunesse, huit ans plus tard, face à Ronaldinho et consorts... Il était partout, intenable. Génial.

Ce match, qui aurait pu être le dernier de sa carrière –qui ne l'a pas pensé à l'heure où la France rencontrait le grand Brésil, ultra-favori de ce Mondial ?-, Zidane l'a fait sien en étant un parfait chef d'orchestre d'une équipe de France à la fois inspirée et rigoureuse, travailleuse et joueuse. Le joueur exceptionnel qu'est Zidane, à l'heure de raccrocher ses crampons, entend finir en beauté sa carrière. Il l'avait déjà démontré face à l'Espagne, il l'a confirmé contre le Brésil contre qui il a été irrésistible.

"Ce qu'il a fait ce soir, c'est magique, commentait Marcel Desailly quelques instants après le coup de sifflet final. "Il avait envie. Il sait qu'il va s'arrêter après. Il donne tout." Comment ne pas être admiratif devant la générosité de l'ex-joueur du Real Madrid, au pressing de la première à la dernière minute du match ? En vrai leader, on l'avait vu, avant le coup d'envoi, haranguer ses coéquipiers. Des images rares d'un Zidane agressif dans le ton, capable de motiver ses troupes par les mots et pas seulement en montrant l'exemple sur le terrain. Zidane, un vrai capitaine.


Et Zidane a enfin trouvé Henry!

Dès le coup d'envoi, le ton était néanmoins donné sur le pré. Après vingt secondes de jeu, le meneur tricolore récupérait un premier ballon dans le rond central, il effaçait deux joueurs d'une roulette dont il a le secret avant d'en mettre un troisième dans le vent sur un passement de jambes et de lancer une première fois Thierry Henry. Hyper-actif, physiquement à son meilleur niveau, motivé comme jamais, le capitaine des Bleus était partout. Son allant encourageait même les supporters français, pourtant largement minoritaires à Francfort, à donner de la voix. Et ils se faisaient entendre !
Les supporters brésiliens, eux, étaient sans voix quand Zizou enrhumait Kaka en deux jongles puis lançait Malouda dans la foulée d'un extérieur génial (28e) ou encore quand il effaçait Ronaldinho, le meilleur joueur du monde, d'un simple crochet (41e). Quatre minutes plus tard, c'est encore Zidane qui slalomait dans le rond central et lançait Vieira qui filait seul au but avant d'être fauché par Juan. Zidane encore qui, sur un premier coup-franc, alertait Henry dont la tête passait au-dessus du but de Dida (46e). Une première tentative avant que n'arrive cette 57e minute et ce coup-franc transversal qui trouvait Henry, seul au deuxième poteau pour le but qui allait être celui de la victoire. La première passe décisive de Zizou pour Henry ! Incroyable mais vrai !

Abidal: "Il me fait rêver"

Un Zidane sur un petit nuage qui aura réussi tout ce qu'il a entrepris, forçant l'admiration jusque chez ses adversaires. Avant le match, au moment d'entrer sur la pelouse, on l'avait vu particulièrement détendu, notamment avec Roberto Carlos et Ronaldo, ses partenaires du Real Madrid, à l'inverse de ce qui s'était passé avant le huitième contre l'Espagne. Zizou qui, malgré ces démonstrations d'amitié, n'allait pas se montrer particulièrement tendre avec ces deux-là en les gratifiant chacun leur tour d'un petit grigri maison, un contre-pied sur Roberto Carlos, un petit lob au-dessus de Ronaldo, qui mettaient les deux Brésiliens à l'amende... Du respect, voilà ce qu'inspire plus que jamais Zidane à ceux qui ont la chance d'évoluer à ses côtés, avec ou contre lui, comme en témoigne cette étreinte à la mi-temps avec Robinho et Cicinho tous les deux désireux de récupérer le maillot de l'icône française.

Après le match, tout le monde parlait de Zidane mais c'estv Eric Abidal qui lui rendait le plus bel hommage: "Zidane? Pour nous tous il est extraordinaire. Tout le monde va au casse-pipe pour lui car on sait qu'il va s'arrêter. Avant que je sois pro il me faisait rêver. C'est encore le cas.... Bien que parfaitement conscient de la performance de haut vol de son capitaine, Raymond Domenech allait prendre, lui, bien soin de ne pas y attacher plus d'importance que ça. "C'est Zidane ! Ça a l'air de vous étonner. On sait bien ce qu'il est capable de faire. Mais ce soir, ce n'était pas Zidane et les autres, c'était Zidane parmi les autres."

Elu homme du match -c'était bien le moins- l'intéressé n'était pas décidé à se répandre plus que ça en paroles. C'est sans un mot qu'il recevait son trophée avant de s'éclipser. Seul Canal+ aura eu les honneurs d'une réaction du maître: "C'est énorme. Il fallait faire un match énorme, on l'a fait. Il fallait tenir défensivement, jouer bien regroupé. On mérite notre victoire. On va essayer d'aller chercher cette place en finale. On n'a pas envie de s'arrêter là. C'est tellement beau qu'on a envie de continuer. On veut aller au bout.". Aller au bout comme en 1998, cela apparaît désormais plus que jamais possible. Zidane adore les remakes. Comme en 1998, il a commencé le Mondial dans la douleur et comme en 1998, il apparaît comme transcendé au fur et à mesure de la progression dans la compétition. L'histoire est toujours en marche.


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# Posté le dimanche 02 juillet 2006 06:21